L'allocation chômage est rarement une simple ligne sur un relevé : c'est un système complexe avec des règles d'éligibilité, des durées variables, une dégressivité possible et plusieurs dispositifs qui se succèdent quand les droits initiaux s'épuisent. Cette catégorie rassemble nos guides détaillés sur l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), l'allocation de solidarité spécifique (ASS), l'allocation temporaire d'attente (ATA) et les autres prestations versées par France Travail.

L'ARE : socle de l'indemnisation chômage

L'allocation d'aide au retour à l'emploi est versée aux demandeurs d'emploi ayant cotisé suffisamment et perdu involontairement leur emploi. Le calcul repose sur le salaire journalier de référence, lui-même issu des rémunérations brutes des deux dernières années. Depuis la réforme de 2023, la durée d'indemnisation est modulée en fonction de la conjoncture : elle est réduite de 25 % lorsque le taux de chômage est inférieur à 9 %, ce qui est le cas en 2026.

Calcul du montant de l'ARE

Le montant journalier brut est égal au plus élevé des deux calculs suivants : 40,4 % du salaire journalier de référence majoré de 13,11 euros, ou 57 % du salaire journalier de référence. Un plancher et un plafond encadrent ce montant. Nous proposons des simulateurs pas à pas et des cas concrets pour comprendre votre indemnisation prévisionnelle.

Dégressivité après 6 mois

Pour les anciens salaires supérieurs à environ 4 800 euros bruts mensuels, l'ARE subit une dégressivité de 30 % à partir du 7e mois d'indemnisation. Cette règle ne s'applique pas aux allocataires de plus de 55 ans.

L'ASS : l'allocation de solidarité après l'ARE

L'allocation de solidarité spécifique prend le relais quand les droits ARE sont épuisés, sous conditions de ressources et d'activité antérieure. Son montant journalier est fixé par décret et révisé chaque année au 1er avril. L'ASS est cumulable, sous certaines limites, avec une activité professionnelle réduite et avec des minimas sociaux comme le RSA dans certaines situations.

ATA, AER, allocation des intermittents

D'autres allocations existent pour des publics spécifiques : l'allocation temporaire d'attente (ATA) pour certains réfugiés et anciens détenus, l'allocation équivalent retraite (AER) pour les seniors proches de la retraite, ou les règles particulières des intermittents du spectacle (annexes 8 et 10). Nous détaillons chacun de ces dispositifs avec les conditions exactes et les montants en vigueur.

Actualisation et fin de droits

Tous les mois, l'actualisation auprès de France Travail conditionne le versement. Une déclaration tardive ou erronée peut entraîner la suspension des allocations, voire un trop-perçu à rembourser. À l'approche de la fin de droits, plusieurs solutions existent : bascule vers l'ASS, ouverture du RSA, formation rémunérée, création d'entreprise via l'ARCE. Nos articles décrivent chaque transition avec les démarches précises et les pièges à éviter.

Toutes nos données chiffrées proviennent des textes réglementaires France Travail et du Bulletin officiel. Les montants évoluent au 1er avril de chaque année — chaque article porte une date de mise à jour visible.

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